La rupture du jeûne du ramadan dans le monde : un moment de partage et de convivialité

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28/03/2023

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Les musulmans observent un mois de jeûne, du lever au coucher du soleil, durant la période du ramadan. D’après la tradition musulmane, la rupture du jeûne doit se faire avec des dattes, du lait ou de l’eau. Désormais, le repas du soir, iftar ou ftour, est un moment de convivialité et de célébration pour les familles. Chaque culture propose donc un menu particulièrement riche et varié. Explorez les différentes traditions culinaires de ce repas emblématique qui rassemble les communautés musulmanes du monde.

Les plats traditionnels du ramadan en Asie du Sud

Le Haleem est un ragoût épais et épicé, traditionnel du Pakistan, de l’Inde et du Bangladesh. Des céréales (blé, orge) bouillies sont mélangées dans une sauce à la viande pour obtenir une texture onctueuse et savoureuse. Il peut être garni de citron vert, d’oignon et de coriandre fraîche. 

Le chaat est une salade acidulée composée de différents fruits selon les régions : pommes, bananes, caramboles, etc. Son nom provient de son assaisonnement, le chaat masala aux saveurs exotiques d’Asie, composé avec : 

  • de l’amchoor (poudre de mangue verte séchée) ; 
  • du cumin ;
  • du piment ;
  • de la coriandre ;
  • du gingembre ;
  • du poivre et du sel noir.

L’une des boissons appréciées durant le ramadan est le rooh-afza, un sirop rouge à base de plantes, mélangé avec de l’eau ou du lait, aux vertus désaltérantes réputées. Le repas est généralement accompagné du naan, le pain traditionnel.

Les mets frits et épicés, présentés avec des sauces au yaourt et à la menthe notamment, ont la préférence de nombreuses familles : 

  • les samossas, triangles croustillants farcis à la viande ou aux légumes ; 
  • les pakoras, beignets de légumes ; 
  • les piyaju, fritures de lentilles et d’oignons.
  •  

Le menu du ramadan en Asie du Sud-Est

En Indonésie, une soupe est proposée au moment du repas du soir ; le kolang pisang. Sucrée, elle se compose de bananes, de sucre de palme et de lait de coco.

Le dessert le plus populaire de l’archipel indonésien est le lapis legit, ou spekkoek. Hérité de la période coloniale néerlandaise, ce gâteau coloré et épicé est particulièrement long à préparer. En effet, il nécessite au moins dix-huit couches et une quantité conséquente d’ingrédients. Pas étonnant qu’il soit donc réservé à cette période si spéciale !

D’autres plats traditionnels sont proposés à table durant ce moment convivial, en Indonésie, en Malaisie et dans d’autres régions d’Asie du Sud-Est : 

  • le nasi lemak, du riz à la noix de coco ; 
  • le rendang, de la viande mijotée dans une sauce ; 
  • le satay, des brochettes de viande grillée ; 
  • le gado-gado, une salade de légumes crus avec une sauce arachide.

Durant le ramadan, le timun suri est une boisson avec un pouvoir déshydratant reconnu. Il est réalisé avec une cucurbitacée râpée, du citron et des graines de basilic.

⏩ Pour les plus gourmands d’entre vous, lisez nos articles sur les spécialités de la Russie et les traditions culinaires japonaises !

La rupture du jeûne en Afrique

En Afrique du Nord, les musulmans commencent généralement le repas avec une soupe comme la harira. Celle-ci est emblématique de la table maghrébine, avec des variantes régionales ou familiales. Préparée avec des pois chiches, des lentilles, de la viande et beaucoup d’épices, c’est un mets très réconfortant après une journée complète de jeûne. 

Parmi les exemples de la cuisine du Maghreb pendant le ramadan, on peut retrouver les bricks, les tajines, les couscous, les makrouts, les zlabias (confiseries à base de miel), etc.

Le cambaabur contient des épices et des condiments tels que du cumin, du curcuma, de l’ail et de l’oignon. Accompagnée de yaourt et de sucre, cette crêpe épaisse est très populaire en Somalie durant le ftour et pendant la fête de l’Aïd.

Certains plats sont des spécialités locales aux noms et aux saveurs évocateurs de voyage : 

  • le mafé, poulet avec une sauce à l’oignon et aux arachides ; 
  • le thiéré sim, couscous de mil avec de la viande ; 
  • le mboum, une variante au poisson.

En dessert, des beignets sucrés et les fruits de saison comme la pastèque ou la mangue sont appréciés pour terminer le repas sur une note de fraîcheur.

La cuisine du Proche et du Moyen-Orient pendant le ramadan

Au Liban, les mezze, des petites entrées, sont très symboliques du repas de rupture du jeûne : 

  • le fattoush, salade de légumes et de morceaux de pita, avec une vinaigrette à la grenade ;
  • le houmous, purée de pois chiche avec du tahini (crème de sésame) ;
  • le moutabal, caviar d’aubergine ;
  • les samboussek, chaussons, frits ou grillés, farcis au fromage ou à la viande ;
  • le foul, fèves mijotées et assaisonnées d’ail, d’huile d’olive et de jus de citron.
  •  

En Turquie, de nombreux mets sont à la fête durant le ramadan, et révélateurs de la richesse gastronomique du pays : 

  • les dolmas, feuilles de vigne farcies au riz et à la viande ; 
  • les pogaça, brioches nature ou fourrées ; 
  • les börek, pâtisseries salées ; 
  • le pidesi, pain réservé au ramadan ; 
  • des gourmandises comme les loukoums et les baklavas.

En Arabie Saoudite, on vous servira un kebsa, plat de riz épicé, avec du poulet ou de l’agneau. Très populaire durant cette période, sa recette dépendra de la région.

En Syrie, la tradition veut que les musulmans rompent le jeûne avec de l’eau ou du thé. Puis, comme dans d’autres pays du Levantin, la soupe constitue une entrée idéale pour s’hydrater. Ensuite, les plats habituels sont : 

  • le yabra, feuilles de vigne farcies avec du riz ; 
  • les kebbe, boulettes de semoule à la viande et à l’oignon ; 
  • le knafeh, cheveux d’ange trempés dans du sirop, du fromage, du beurre ou de la pistache.
  •  

Une des boissons phares est le qamar al-deen, la kamardine, un jus fabriqué à partir de pâte d’abricots séchés. La sobia est une autre boisson appréciée par les pratiquants de cette région. Crémeuse, elle est réalisée à base de riz et de lait de coco.

La rupture du jeûne du ramadan est un moment très important pour les musulmans du monde entier. C’est un moment de partage, de solidarité, de célébration de la foi et des traditions familiales. Bien que les pratiques et les coutumes varient d’un pays à l’autre, elle est devenue un symbole d’unité et de fraternité au sein de la communauté. Bon ramadan à tous les musulmans de France et d’ailleurs !

⏩ Ce voyage aux saveurs des Mille et une Nuits vous donne envie d’aventures, apprenez l’arabe avec Globe Speaker !

Sources :
https://www.lecourrierdelatlas.com/votre-ramadan-tous-les-ftours-du-monde-19864/
https://blog.remitly.com/fr/mode-de-vie-et-culture/plats-populaires-de-ramadan-a-travers-le-monde/

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Les origines de l’écriture arabe

Les origines de l’écriture arabe

Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait l’écriture arabe ?En réalité, les origines de cette belle écriture sont à l’image de son alphabet : mystérieuses et complexes. Si la langue arabe était parlée bien avant notre ère, les premières transcriptions, elles, étaient d’abord issues d’autres systèmes d’écriture que l’arabe. Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous offrons une plongée au cœur du passé de l’écriture arabe ! Écriture pré-islamique  Avant l’islam, des systèmes d’écriture existaient dans la péninsule arabique et en Jordanie. Ces systèmes dateraient du VIII° siècle avant JC. Les alphabets utilisés étaient alors issus de l’écriture sud-arabique. L’écriture s’écrivait de la droite vers la gauche, comme l’arabe ou l’hébreu.  La forme cursive, selon laquelle les lettres sont liées entre elles, aurait été employée jusqu’au VI° siècle, et même au-delà, à l’époque islamique.   L’alphabet araméen était utilisé dans les premières inscriptions et jusqu’au VI° siècle en Syrie ou en Arabie du Nord. Les avis des historiens divergent quant à la langue employée pour ces inscriptions.  Panorama od old town , mountains of Sharm El Sheikh. Egypt. Les prémices de l’écriture arabe  La langue arabe aurait été parlée avant notre ère dans la région de l’actuelle Jordanie. Les Nabatéens notamment, l’utilisaient à l’oral mais à l’écrit, ils employaient un dialecte araméen.  Les premiers écrits arabes étaient ainsi issus d’autres systèmes d’écriture d’origine sémitique, comme l’araméen ou encore le syriaque. Ces écritures dérivent de l’alphabet inventé par les Phéniciens deux mille ans avant notre ère. Le syriaque repose sur un alphabet particulier encore utilisé de nos jours par certaines communautés. L’écriture syriaque était très répandue dans le Moyen-Orient, notamment dans les écrits officiels ou utilitaires.  Les écritures des langues sudarabiques employées au sud de la péninsule Arabique possédaient leur propre système de graphie. Le sabéen notamment était encore utilisé au 6ème siècle. La majorité des spécialistes considère que l’écriture arabe est issue de l’alphabet nabatéen, transmettant l’araméen.    Relics of historic stone buildings engraved with Roman friezes of floral patterns and text at the protected Carthage ruins in Tunisia.   Le développement de l’écriture arabe  Il faut remonter au 5ème siècle, avant l’Islam, pour retracer les premières traces de l’écriture arabe. Des écrits ont été retrouvés en Syrie et en Jordanie. Une évolution des langues et de leur système d’écriture dans cette zone géographique a donné naissance à l’arabe. L’écriture arabe est apparue après la disparition des systèmes d’écriture sudarabiques qui possédaient 28 lettres.   L’écriture arabe s’est peu à peu développée à partir de la langue parlé. La langue, elle, s’est imposée dans les domaines culturels, littéraires, juridiques ou scientifiques. L’arabe écrit a été utilisé pour transcrire le texte coranique. L’alphabet arabe s’est alors imposé dans d’autres écrits comme le turc, le persan au Moyen-Orient, l’ourdou en Inde, le croate en Europe ou l’haoussa en Afrique.  ancient old sheets of paper from the Arabic book, the Koran L’expansion de l’écriture arabe  Le développement d’une écriture s’accompagne souvent de profonds changements sociaux-culturels. L’Empire musulman a rendu obligatoire l’écriture arabe dès la fin du VII° siècle. Ce mode de transcription a connu un développement très important au Proche-Orient et au Maghreb. Cette progression est due à la diffusion de l’islam.  Plusieurs autres facteurs ont favorisé le rayonnement de l’arabe écrit :  développement de la communication écrite ; transmission du savoir ; reproduction du Coran ; diffusion des sciences religieuses ; traductions de textes scientifiques et philosophiques ; fonction utilitaire et ornementale.  L’écriture arabe a supplanté l’ancien alphabet araméen à travers son propre système graphique. La calligraphie unique en fait également un art. Elle jouit aujourd’hui d’un rayonnement international.      Beginner Arabic language learner writing Hello word Marhaba in abjad Arabic alphabet on a notebook close-up shot Caractéristiques de l’écriture arabe  L’alphabet arabe comprend 28 lettres. Il est dit de type « abjad », c’est-à-dire qu’il est uniquement composé de consonnes. Les voyelles relèvent de la phonétique, elles s’entendent mais ne s’écrivent pas obligatoirement. Cela conduit à une représentation graphique partielle de la langue orale. L’avantage est la vitesse de l’écriture et, de fait, un apprentissage de l’arabe écrit plus rapide que certaines autres langues.  Certaines voyelles longues (a, i, u) sont représentées par des signes à valeur consonantique. La ponctuation joue aussi un rôle dans la représentation des voyelles. En effet, depuis le VII° siècle, les points servaient à représenter les voyelles brèves.  Selon la position de la lettre à l’intérieur du mot, les lettres ne s’écrivent pas de la même façon. Par ailleurs, le système graphique ne comprend pas de majuscules. La langue arabe s’écrit en attaché : les lettres sont presque toutes attachées aux lettres suivantes, à l’exception de 6 lettres.  La particularité tient non seulement à la calligraphie mais aussi à la phonétique. Pratiquement chaque lettre renvoie à un son déterminé. 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