Les divinités indiennes

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24/01/2023

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L’inde possède la richesse d’un continent entier, ses divinités sont aussi diverses que les mythologies de nombreux pays occidentaux réunis.

Ce n’est sans aucun doute pas le fruit du hasard si l’on dit de l’Inde qu’elle serait le pays aux 330 millions de dieux.

Transmise par d’immenses et nombreux récits traditionnels, la mythologie indienne est fascinante sur plus d’un aspect ; un sentiment que nous allons vous partager à travers un petit tour d’horizon des divinités indiennes les plus « fondatrices » si l’on peut dire.

Quelques repères 

Avant de présenter individuellement les divinités les plus populaires du paysage mythologique hindou, il est important d’apporter quelques éléments de repères chronologiques et généalogiques, étant donné le caractère légèrement complexe et divers des récits traditionnels.

Des premiers Vedas, dont ont peut dater l’origine au XVe siècle avant notre ère (figurant à ce titre parmi les textes littéraires les plus anciens de l’histoire de l’humanité), jusqu’aux derniers Puradas, dont on suppose que la rédaction daterait entre le IVe et XVe siècle de notre ère, les récits se chevauchent et apportent de siècle en siècle des éléments biographiques sur les divinités, en plus d’explications cosmogoniques sur l’origine et le destin du monde. Néanmoins, à mesure que l’on passe du védisme à l’hindouisme, l’ensemble des dieux du panthéon védique sont progressivement supplantés par ce que l’on appelle la Trimurti hindoue, qui compte trois dieux : Brahma, créateur du cosmos ; Shiva, le destructeur ; et Vishnu, le conservateur de l’univers. 

Le Panthéon védique 

Selon le Rig Veda (un des quatre grands textes canoniques de l’hindouisme : la somme de ces textes porte le nom de Veda), il y a trente-trois dieux védiques ; onze habitant le ciel, onze dans les eaux, et onze sur terre. Ils sont conçus comme des êtres personnels, se déplacent dans des chars brillants, mangent, boivent, mais n’ont jamais besoin de dormir. Ils travaillent et l’on obtient leur amitié que difficilement. Les Dieux védiques représentent les forces naturelles, mais ils ne sont pas que cela (en partie en raison du fait que la distinction entre ce qui est naturel et non naturel n’est pas très nette).

  • Dans ce Panthéon, figure en premier lieu Varuna, symbole du paradis, souverain et magicien. Il règne sur le monde, les dieux, et sur les hommes. Son regard se porte sur les occupations de tous, il lit les pensées les plus secrètes et surveille toute activité.
Hindu God Varuna sitting on the crocodile. Vector illustration isolated
  • On peut ensuite citer Purusha, l’être primordial, le maître de l’immortalité. Purusha est l’être même, pris en toute temporalité : il est le monde déjà passé, le monde tel qu’il est en cet instant, mais aussi l’avenir. Il est en même temps indissociable de l’énergie qui se développe dans le monde. 
  • Sans doute le plus ancien des dieux, Kama est le dieu de l’amour. C’est la personnification du désir, du plaisir sensuel et surtout du plaisir sexuel. Son action détermine parmi les êtres la loi du samsara, la suite continue et infinie des naissances et des morts. Vous vous êtes peut-être un jour, demandez quelle était la source d’inspiration du Kamasutra, le fameux recueil « d’aphorismes du désir », et d’illustrations de certaines positions intimes ? Vous avez la réponse !

La Trimurti Hindoue

Ce qui caractérise l’hindouisme, postérieur au védisme, est une dévalorisation progressive du panthéon védique : les soustractions et ajouts s’accompagnent d’une montée phénoménale de deux anciennes divinités, Vishnu et Shiva. Les trois dieux qui composent la Trimurti hindoue sont, chacun dans des lieux différents, considérées comme des divinités suprêmes. D’interminables épopées racontent leurs aventures et celles de leurs descendances. Ces récits constituent les Puranas, Mahabharatas, et Ramayanas. 

  • Brahma, notamment, est l’incommensurable et le seigneur de toutes les créatures. Il est considéré comme un créateur, directeur du ciel, maître des horizons et des quatre Vedas. Les hindous le placent généralement au-dessus et au-delà de tout culte et de toute dévotion.
  • Shiva, le feu créateur, est vraisemblablement hérité de la figure de Rudra dans le Panthéon védique, mais ces deux figures ne se limitent pas à une simple filiation ; au contraire, elles sont les faces complémentaires et indissociables d’une même divinité. Shiva est bienfaisant, créateur ; Rudra est destructeur. Cette unité forme une figure de dieu souverain, organisateur du monde.
  • Enfin, Vishnu termine cette trinité qui compose la Triumurtie hindoue, source de la religion hindoue. Vishnu est ainsi un des grands dieux de l’Inde, et la cause de l’existence. Il est le garant de la stabilité du monde, et possède mille noms et propriétés. Il est partout et pénètre tout ; il est en ce sens le sauveur, le protecteur, l’ami qui se met du côté des hommes, tandis que Shiva est le maître. 
The God of Preservation is Lord Vishnu. Generative AI
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Que ce soit pour le russe, le serbe ou l’ukrainien, apprendre l’alphabet des pays de l’est européen si différent du nôtre, semble inaccessible voire totalement impossible. L’alphabet cyrillique est pourtant le troisième alphabet officiel utilisé en U.E, alors est-il si éloigné de celui utilisé par les populations latines ? D’où viennent cette écriture et ses caractères spéciaux ? De son origine à son expansion dans le monde, nous vous expliquons tout ! La naissance du cyrillique. C’est en Grande Moravie (ancien royaume) au milieu du IXème siècle que ces caractères propres aux langues slaves font leur apparition. A cette époque l’Europe est en plein processus de christianisation et les moines chargés de transmettre leur religion se heurtent à un obstacle de taille : l’incompréhension des peuples. En effet, il n’existe aucun caractère écrit pour traduire le vieux-slave puisqu’il ne s’utilise qu’à l’oral. 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Le droit de grève dans le monde : respect et dérives d’une pratique fondamentale des travailleurs

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L’actualité met en lumière un pilier fondamental du système salarial qui est autorisé depuis 1946 en France : le droit de grève. Il permet aux travailleurs de cesser leur activité en signe de protestation ou de revendications sociales. Comment s’exprime le droit de grève dans le monde ? Est-il librement appliqué ou bien remis en question ? Une chose est sûre, il suscite bel et bien des débats passionnés ! Découvrez notre tour du monde de cette pratique essentielle. Le droit de grève dans le monde : les pays où il est appliqué Souvent représenté par une action collective, il exerce une pression sociale sur l’employeur ou sur les autorités publiques afin d’obtenir une amélioration des salaires ou des conditions de travail. Certains pays ont soumis la grève à une réglementation encadrée, notamment sur la question du préavis, du service minimum assuré et de la sécurité lors des manifestations. L’Europe : bon élève de la représentation des travailleurs En Europe, le droit de grève, ou débrayage, est reconnu et encadré par la loi, même s’il connaît quelques restrictions selon les pays. Ainsi, la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte sociale européenne le reconnaissent comme un droit fondamental du travailleur. Cette dernière stipule plus précisément :  « Les travailleurs (…) ont le droit de (…) recourir, en cas de conflits d’intérêts, à des actions collectives pour la défense de leurs intérêts, y compris la grève. » Article 28 — Droit de négociation et d’actions collectives. En Allemagne, le Streikrecht (le droit de grève) doit respecter les règles de la négociation collective et ne peut pas être utilisé pour atteindre des objectifs politiques ou idéologiques. En effet, ce sont les syndicats qui organisent le débrayage et non les travailleurs à titre individuel. Les salariés ont donc le choix de rejoindre un syndicat, et de participer à ses éventuelles actions communes, ou pas. Au Royaume-Uni, le right to strike est strictement organisé en matière de préavis et de mobilisation. Ce sont les syndicats qui paient les salaires des grévistes durant toute la période de protestation. Si les règles établies ne sont pas respectées, la grève risque d’être considérée comme illégale et les participants peuvent être licenciés. L’Amérique : une histoire du travail plus récente Le right to strike est également protégé par la Constitution américaine, mais il existe des différences significatives entre les lois fédérales de chaque État des États-Unis. Il n’est d’ailleurs pas reconnu au niveau fédéral pour les salariés du secteur public tandis que ceux du secteur privé peuvent y recourir selon certaines conditions. L’Amérique latine est connue pour ses mouvements populaires, souvent liés aux inégalités économiques et politiques dans la région. Les travailleurs ont, en effet, eu recours ces dernières années au derecho a la huelga (droit de grève). Le Japon : un droit autorisé, mais peu revendiqué Au Japon, le Dōmeihigyō est légal, mais les salariés l’appliquent rarement. La plupart préfèrent porter un brassard sur leur lieu de travail en signe de solidarité avec le mouvement.  La loi interdit d’ailleurs aux fonctionnaires de faire la grève sous peine de devoir payer une amende ou de risquer un emprisonnement. La culture du travail est largement intégrée dans ce pays où une majorité de salariés ne prennent pas la totalité de leurs congés annuels.  ⏩ Si la question des droits sociaux vous intéresse, lisez également notre article sur les différentes couvertures sociales dans le monde ! Les pays où le droit de grève est bafoué La Confédération syndicale internationale Selon le dernier rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI) de 2022, certains pays du monde ont atteint des niveaux inquiétants en termes de violations des prérogatives des travailleurs. Jusqu’à 87 % des nations n’ont pas respecté le droit de grève et se distinguent de la pire manière possible avec :  des violences policières ; des arrestations arbitraires ; l’interdiction ou la dissolution des syndicats ; la violation des conventions collectives.   Voici, toujours selon la CSI, les dix pays dans lesquels les libertés les plus élémentaires des travailleurs ont rétrogradé :  en Asie : la Turquie, le Bangladesh, le Myanmar et les Philippines ;  en Amérique du Sud : le Brésil, la Colombie et le Guatemala ;  en Europe : la Biélorussie ; en Afrique : l’Égypte et l’Eswatini.  Un état des lieux de la limitation du droit de grève Dans certaines régions du monde, la grève est absolument interdite, notamment en Corée du Nord, au Qatar et en Arabie saoudite. Pour de nombreux pays, il est considéré comme une réelle menace à la stabilité économique et sociétale.  En Chine, le Yòu jī est extrêmement réduit, car les syndicats sont contrôlés par le Parti communiste. De plus, les Chinois ne sont pas autorisés à s’organiser à titre individuel. Malgré tout, les grèves y sont de plus en plus fréquentes, surtout dans les usines où les employés revendiquent une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail. En Inde, ce sont les employés du secteur public qui réclament une meilleure protection sociale et une revalorisation des salaires. En Europe, tout n’est pas parfait puisque certains remettent en question le principe de débrayage, et ce, malgré les conventions européennes en cours. L’exemple de la Grèce est le plus représentatif, car le parlement y a voté une loi restreignant la mise en place des grèves. Les grévistes doivent désormais avoir le soutien de 50 % des membres des syndicats.  Le droit de grève est une liberté fondamentale reconnue à travers le monde, mais son exercice est soumis à des restrictions et des réglementations différentes. L’interruption de l’activité peut être un moyen efficace pour les travailleurs de revendiquer et d’obtenir des améliorations dans leurs conditions de travail. Néanmoins, ces actions peuvent aussi avoir un impact économique néfaste sur le pays. Il est donc important de trouver un équilibre entre cette pratique et les intérêts économiques et sociaux. Maintenant, il s’agit clairement d’un pilier essentiel de la démocratie et de la liberté syndicale dans le monde et son application se doit d’être respectée.  ⏩ Continuez ce tour du monde, en apprenant de façon ludique et innovante une nouvelle langue grâce à la méthode Globe Speaker ! Sources :https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/greve-des-fonctionnaires/le-droit-de-greve-dans-le-monde_2671044.htmlhttps://www.ituc-csi.org/2022-global-rights-index-fr?lang=en
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Le thé ou la fascinante histoire d’une boisson culturelle millénaire

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Depuis des millénaires, le thé a captivé les palais et les esprits à travers le monde. Cette boisson chaude, aux arômes délicats et aux propriétés apaisantes, a une histoire riche et complexe. Au-delà de sa saveur exquise, le thé est profondément ancré dans les traditions et les rituels de nombreuses cultures. Aujourd’hui, c’est la première boisson mondiale après l’eau puisqu’on en consomme environ 15 000 tasses à la seconde ! Découvrez l’histoire du thé, ses traditions millénaires et les défis modernes rencontrés par sa production. L’histoire du thé dans le monde Les origines chinoises L’histoire du thé remonte à plusieurs milliers d’années et est étroitement liée à la Chine puisque le théier (le camellia sinensis) en est originaire.  Selon la légende, Shen Nong, considéré comme le père de l’agriculture chinoise, aurait découvert le thé par hasard lorsque des feuilles de théier sont tombées dans l’eau chaude qu’il buvait. Il se sentit alors rasséréné par son goût amer et désaltérant. Le thé chinois est devenu une boisson nationale qui a acquis une importance culturelle, sociale et médicinale à travers tout le pays. La diffusion au Japon Au IXe siècle, le moine zen japonais Eisai introduit la culture du thé au Japon. Il écrit un ouvrage sur ses bienfaits, contribuant ainsi à sa popularité dans la culture japonaise. Bien plus tard, un autre Japonais rendra hommage à la boisson divine : « Il y a dans le goût du thé comme un charme subtil qui le rend irrésistible et propre à être sublimé. Le thé n’a ni l’arrogance du vin ni l’affectation du café — et encore moins l’innocence minaudière du cacao. » Okazura Kazuko, le livre du thé (1906). L’expansion en Europe et en Amérique Les commerçants portugais et néerlandais ramènent le thé en Europe au XVIe siècle. Puis, les compagnies européennes des Indes orientales le cultivent dans leurs colonies asiatiques (Inde, Sri Lanka). La consommation de thé en Europe s’est ainsi généralisée dans les cercles aristocratiques.  Au cours du XVIIIe siècle, les colons américains ont importé du thé d’Europe. La fameuse Boston tea party est un épisode historique durant lequel le thé a été le prétexte pour déclencher la guerre d’indépendance américaine. Les défis environnementaux et économiques modernes La production du thé est secouée par plusieurs controverses économiques et écologiques : l’exploitation des travailleurs (conditions de travail, bas salaire) ; les inégalités sociales et économiques (concurrence internationale, fluctuation des prix) ; la gestion de l’eau (surtout dans les régions les plus chaudes) ; l’impact environnemental (déforestation, pesticide, pollution).    Les traditions et rituels autour du thé Les variétés de thé consommées dans le monde  Ces différents thés ne sont que des exemples parmi de nombreuses autres variétés régionales et uniques :  le thé vert (Sencha japonais, Gunpowder chinois) ;  le thé noir, complètement fermenté (Darjeeling indien, Ceylan sri-lankais) ; le thé oolong, partiellement fermenté ; le thé blanc, fait à partir de jeunes pousses séchées ; le thé Pu-erh, fermenté et vieilli ; le thé aromatisé avec des fleurs, des fruits ou des épices (thé au jasmin, Earl Grey). La cérémonie du thé en Chine Le Gong fu cha, qui se traduit par « infuser le thé avec méthode » est la cérémonie du thé chinoise. Elle met l’accent sur la préparation minutieuse du thé oolong dans une théière faite en grès et sa lente dégustation. La cérémonie du thé au Japon Le Cha no yu ou Chado, qui signifie la « voie du thé », est la cérémonie du thé japonaise. Il s’agit d’une pratique hautement ritualisée qui met en valeur la préparation et la dégustation du thé vert matcha.  Celle-ci est fondée sur les principes de l’harmonie, du respect, de la pureté et de la sérénité. « La voie du thé est un culte fondé sur l’adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne. »Okazura Kazuko, le livre du thé (1906). L’afternoon tea britannique L’heure du thé est une tradition anglaise qui est souvent observée en fin d’après-midi, le fameux tea time. La dégustation du thé s’accompagne de sandwiches, de scones et de biscuits. Il a longtemps été l’apanage de la haute société britannique. Aujourd’hui, il s’est étendu à toutes les couches sociales au point d’être devenu une véritable institution nationale ! Would you like a cup of tea (voulez-vous une tasse de thé) ? Le thé à la marocaine Au Maroc, et au Maghreb plus globalement, le thé à la menthe est une boisson traditionnelle synonyme de convivialité et d’hospitalité. Sa consommation implique une préparation avec des feuilles de thé vert, de la menthe fraîche et du sucre. Il faut ensuite le servir avec effusion et délicatesse à la fois, sans renverser une seule goutte de ce précieux breuvage ! Accompagné de pâtisseries à base d’amandes et de miel, nul doute que sa dégustation ravira toutes les papilles. Le chai tea en Inde En Inde, le thé est souvent préparé avec du lait et des épices pour créer le célèbre thé masala chai. Servi dans de petits verres, il est apprécié à toutes les occasions de la vie quotidienne. Ses vertus médicinales sont également connues et réputées à travers le monde. Le thé à la russe En Russie, le Zavarka est un thé très fort préparé dans une théière spéciale appelée samovar. Il est servi avec du sucre, de la confiture et des pâtisseries.  Le thé a même été jusqu’à influencer la langue du pays. Savez-vous comment on dit pourboire en russe ? Na chai, « pour le thé ». Son importance culturelle est donc bel et bien présente ! Le thé est imprégné de rituels riches et complexes, qui ont façonné les sociétés et les cultures à travers l’histoire. Au-delà d’une simple boisson, c’est un symbole de connexion entre ces traditions anciennes, les moments de convivialité partagée et de contemplation du monde qui nous entoure. Face aux défis économiques et écologiques, il est possible de préserver cette précieuse histoire tout en contribuant à un avenir plus durable pour l’industrie du thé. ⏩ Une petite tasse de thé pendant que vous apprenez le chinois avec Globe Speaker ? Sources :https://www.palaisdesthes.com/fr/comprendre/https://www.fauchon.com/fr/mag/expertises/lhistoire-du-the-boisson-millenaire/
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