Le droit de grève dans le monde : respect et dérives d’une pratique fondamentale des travailleurs

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11/04/2023

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L’actualité met en lumière un pilier fondamental du système salarial qui est autorisé depuis 1946 en France : le droit de grève. Il permet aux travailleurs de cesser leur activité en signe de protestation ou de revendications sociales. Comment s’exprime le droit de grève dans le monde ? Est-il librement appliqué ou bien remis en question ? Une chose est sûre, il suscite bel et bien des débats passionnés ! Découvrez notre tour du monde de cette pratique essentielle.

Le droit de grève dans le monde : les pays où il est appliqué

Souvent représenté par une action collective, il exerce une pression sociale sur l’employeur ou sur les autorités publiques afin d’obtenir une amélioration des salaires ou des conditions de travail. Certains pays ont soumis la grève à une réglementation encadrée, notamment sur la question du préavis, du service minimum assuré et de la sécurité lors des manifestations.

L’Europe : bon élève de la représentation des travailleurs

En Europe, le droit de grève, ou débrayage, est reconnu et encadré par la loi, même s’il connaît quelques restrictions selon les pays. Ainsi, la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte sociale européenne le reconnaissent comme un droit fondamental du travailleur. Cette dernière stipule plus précisément : 

« Les travailleurs (…) ont le droit de (…) recourir, en cas de conflits d’intérêts, à des actions collectives pour la défense de leurs intérêts, y compris la grève. » Article 28 — Droit de négociation et d’actions collectives.

En Allemagne, le Streikrecht (le droit de grève) doit respecter les règles de la négociation collective et ne peut pas être utilisé pour atteindre des objectifs politiques ou idéologiques. En effet, ce sont les syndicats qui organisent le débrayage et non les travailleurs à titre individuel. Les salariés ont donc le choix de rejoindre un syndicat, et de participer à ses éventuelles actions communes, ou pas.

Au Royaume-Uni, le right to strike est strictement organisé en matière de préavis et de mobilisation. Ce sont les syndicats qui paient les salaires des grévistes durant toute la période de protestation. Si les règles établies ne sont pas respectées, la grève risque d’être considérée comme illégale et les participants peuvent être licenciés.

L’Amérique : une histoire du travail plus récente

Le right to strike est également protégé par la Constitution américaine, mais il existe des différences significatives entre les lois fédérales de chaque État des États-Unis. Il n’est d’ailleurs pas reconnu au niveau fédéral pour les salariés du secteur public tandis que ceux du secteur privé peuvent y recourir selon certaines conditions.

L’Amérique latine est connue pour ses mouvements populaires, souvent liés aux inégalités économiques et politiques dans la région. Les travailleurs ont, en effet, eu recours ces dernières années au derecho a la huelga (droit de grève).

Le Japon : un droit autorisé, mais peu revendiqué

Au Japon, le Dōmeihigyō est légal, mais les salariés l’appliquent rarement. La plupart préfèrent porter un brassard sur leur lieu de travail en signe de solidarité avec le mouvement. 

La loi interdit d’ailleurs aux fonctionnaires de faire la grève sous peine de devoir payer une amende ou de risquer un emprisonnement. La culture du travail est largement intégrée dans ce pays où une majorité de salariés ne prennent pas la totalité de leurs congés annuels. 

⏩ Si la question des droits sociaux vous intéresse, lisez également notre article sur les différentes couvertures sociales dans le monde !

Les pays où le droit de grève est bafoué

La Confédération syndicale internationale

Selon le dernier rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI) de 2022, certains pays du monde ont atteint des niveaux inquiétants en termes de violations des prérogatives des travailleurs. Jusqu’à 87 % des nations n’ont pas respecté le droit de grève et se distinguent de la pire manière possible avec : 

  • des violences policières ;
  • des arrestations arbitraires ;
  • l’interdiction ou la dissolution des syndicats ;
  • la violation des conventions collectives.
  •  

Voici, toujours selon la CSI, les dix pays dans lesquels les libertés les plus élémentaires des travailleurs ont rétrogradé : 

  • en Asie : la Turquie, le Bangladesh, le Myanmar et les Philippines ; 
  • en Amérique du Sud : le Brésil, la Colombie et le Guatemala ; 
  • en Europe : la Biélorussie ;
  • en Afrique : l’Égypte et l’Eswatini. 

Un état des lieux de la limitation du droit de grève

Dans certaines régions du monde, la grève est absolument interdite, notamment en Corée du Nord, au Qatar et en Arabie saoudite. Pour de nombreux pays, il est considéré comme une réelle menace à la stabilité économique et sociétale. 

En Chine, le Yòu jī est extrêmement réduit, car les syndicats sont contrôlés par le Parti communiste. De plus, les Chinois ne sont pas autorisés à s’organiser à titre individuel. Malgré tout, les grèves y sont de plus en plus fréquentes, surtout dans les usines où les employés revendiquent une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.

En Inde, ce sont les employés du secteur public qui réclament une meilleure protection sociale et une revalorisation des salaires.

En Europe, tout n’est pas parfait puisque certains remettent en question le principe de débrayage, et ce, malgré les conventions européennes en cours. L’exemple de la Grèce est le plus représentatif, car le parlement y a voté une loi restreignant la mise en place des grèves. Les grévistes doivent désormais avoir le soutien de 50 % des membres des syndicats. 

Le droit de grève est une liberté fondamentale reconnue à travers le monde, mais son exercice est soumis à des restrictions et des réglementations différentes. L’interruption de l’activité peut être un moyen efficace pour les travailleurs de revendiquer et d’obtenir des améliorations dans leurs conditions de travail. Néanmoins, ces actions peuvent aussi avoir un impact économique néfaste sur le pays. Il est donc important de trouver un équilibre entre cette pratique et les intérêts économiques et sociaux. Maintenant, il s’agit clairement d’un pilier essentiel de la démocratie et de la liberté syndicale dans le monde et son application se doit d’être respectée. 

⏩ Continuez ce tour du monde, en apprenant de façon ludique et innovante une nouvelle langue grâce à la méthode Globe Speaker !

Sources :
https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/greve-des-fonctionnaires/le-droit-de-greve-dans-le-monde_2671044.html
https://www.ituc-csi.org/2022-global-rights-index-fr?lang=en

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Le thé chinois est devenu une boisson nationale qui a acquis une importance culturelle, sociale et médicinale à travers tout le pays. La diffusion au Japon Au IXe siècle, le moine zen japonais Eisai introduit la culture du thé au Japon. Il écrit un ouvrage sur ses bienfaits, contribuant ainsi à sa popularité dans la culture japonaise. Bien plus tard, un autre Japonais rendra hommage à la boisson divine : « Il y a dans le goût du thé comme un charme subtil qui le rend irrésistible et propre à être sublimé. Le thé n’a ni l’arrogance du vin ni l’affectation du café — et encore moins l’innocence minaudière du cacao. » Okazura Kazuko, le livre du thé (1906). L’expansion en Europe et en Amérique Les commerçants portugais et néerlandais ramènent le thé en Europe au XVIe siècle. Puis, les compagnies européennes des Indes orientales le cultivent dans leurs colonies asiatiques (Inde, Sri Lanka). 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23/05/2023

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Préparez-vous à embarquer pour un voyage épique à travers les vastes étendues sauvages de la Sibérie. Une ligne de chemin de fer mythique relie Moscou à Vladivostok, en traversant plus de 9 000 kilomètres de paysages époustouflants : le Transsibérien. Venez découvrir les étapes les plus emblématiques et les plus incontournables de cet incroyable itinéraire et faites l’expérience d’une aventure humaine et culturelle dans l’essence même de la Russie.  Le Transsibérien : une ligne de train historique Le trajet de la ligne ferroviaire La ligne a été construite à partir de 1891, à la demande du Tsar Alexandre III, pour résoudre les difficultés de transports en Sibérie. Elle est la plus longue voie ferrée du monde et l’une des plus incroyables constructions humaines de la fin du XIXe siècle !  D’ailleurs, le Transsibérien est aussi le nom de la voie ferroviaire contrairement à l’Orient-Express qui est uniquement celui du célèbre train luxueux. Ainsi plusieurs trains desservent la ligne qui traverse la Russie :  Le Transsibérien relie Moscou et Vladivostok, soit 9289 km en 143 h de trajet !  Le Transmongolien rejoint Pékin, via la Mongolie. Le Transmandchourien contourne la Mongolie pour aller jusqu’à Pékin. Étant donné le contexte politique actuel, il est pour l’instant impossible de voyager en Russie. Espérons qu’avec la fin du conflit, il sera bientôt possible d’embarquer de nouveau dans le Transsibérien ! Le voyage en train Le prix varie selon la classe, la saison, le type de train et le nombre d’arrêts envisagés. Le Transsibérien traverse 7 fuseaux horaires en Russie. Les horaires indiqués sur les billets, quel que soit l’arrêt, sont donc ceux de Moscou.  Que faire durant ce long trajet ? Vous pourrez lire, observer et discuter avec vos voisins. Emmenez avec vous un petit guide de conversation russe, indispensable en voyage. C’est la déconnexion assurée ! Durant les arrêts, vous pourrez descendre vous dégourdir les jambes et vous ravitailler. « Le Transsibérien est un poème sur rails, un poème en marche, un poème qui se déroule à perte de vue, à travers les steppes, les montagnes, les rivières gelées… », Blaise Cendrars, La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France. Moscou : l’incroyable capitale russe Moscou est l’épicentre de la culture russe alors prenez quelques jours avant le départ en train pour explorer les sites les plus symboliques :  la Place Rouge qui abrite le Kremlin et le mausolée de Lénine ; le Kremlin qui a été la résidence des tsars avant d’être celle des dirigeants russes ;  la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux et ses dômes multicolores ; le métro de Moscou aux stations magnifiquement décorées avec des mosaïques, des sculptures et des lustres ; le bunker 42, l’un des seuls témoignages de la Guerre froide, encore accessible en Russie. La ville regorge de musées (l’Ermitage, la Cosmonautique), de galeries d’art, de théâtres (Bolchoï), de parcs (Gorki) et d’autres sites culturels intéressants à visiter.  Profitez également de cette occasion pour déguster les spécialités phares de la Russie ! Iekaterinbourg : la rencontre de l’Europe et de l’Asie Iekaterinbourg est à la jonction de deux continents : l’Europe et l’Asie. Traversée par les montagnes de l’Oural, c’est une ville fascinante, à jamais liée au destin tragique de la famille royale russe, les Romanov.  Si vous décidez de faire une étape sur la ligne du Transsibérien, pensez à visiter : La Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé est un monument commémoratif qui marque l’endroit où la famille royale a été exécutée en 1918. Le monastère de Ganina Yama est un mémorial construit à l’endroit où les corps des Romanov ont été abandonnés, après leur exécution. La ville a beaucoup à offrir en termes de patrimoine historique, de culture et de beauté architecturale. 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Les traditions culinaires japonaises

Les traditions culinaires japonaises

La cuisine traditionnelle japonaise est connue pour sa simplicité et son élégance. Contrairement à la cuisine occidentale, qui s’appuie souvent sur des sauces lourdes et des présentations élaborées, les plats japonais sont généralement légers et délicats, et mettent l’accent sur les ingrédients frais et de saison.Si les sushis et les sashimis sont peut-être les exemples les plus connus de la cuisine japonaise, les traditions culinaires de ce pays sont bien plus nombreuses qu’il n’y paraît.Dans cet article, nous allons examiner de plus près certains des aspects uniques de la cuisine japonaise et explorer ce qui la rend si spéciale. L’utilisation d’ingrédients de saison L’un des aspects les plus frappants de la cuisine japonaise est l’importance accordée aux ingrédients frais et de saison. Au Japon, la coutume veut que l’on consomme des aliments qui sont de saison et à l’apogée de leur maturité. Cela permet de garantir que les plats sont aussi savoureux et nutritifs que possible. De plus, l’utilisation d’ingrédients de saison est un excellent moyen de soutenir les agriculteurs et les entreprises locales tout en restant sur des circuits courts.   General view of a fish shop in a market L’art de la présentation Un autre aspect remarquable de la cuisine japonaise est la présentation artistique des plats. Au Japon, la nourriture est souvent considérée comme une forme d’art, et l’on prend grand soin de s’assurer que chaque plat est aussi beau qu’il est bon. Qu’il s’agisse de plateaux de sushis joliment disposés ou de délicats bols de nouilles ramen, l’accent est mis sur la création de plats visuellement attrayants qui plaisent à la fois au palais et à l’œil. De plus, la cuisine japonaise est connue pour son utilisation judicieuse des couleurs. Les chefs prennent toujours soin de sélectionner des aliments de couleur et de forme variées afin que les plats soient aussi équilibrés que possible. Par exemple, un bol de ramen peut inclure des lamelles vertes d’oignon, des carottes jaunes et des tranches rouges de bœuf pour créer une symphonie visuelle colorée. Cela donne aux plats une présentation plus attrayante et ajoute à l’expérience gustative en éveillant les sens. Traditional Japanese soup ramen with meat broth, asian noodles, seaweed, sliced pork, eggs and ginger on dark concrete background. Close up. Asian style food. Top view. Hot tasty ramen soup for dinner   L’utilisation de méthodes de cuisson traditionnelles La cuisine japonaise se caractérise également par l’utilisation de méthodes de cuisson traditionnelles. Par exemple, de nombreux plats japonais sont préparés avec du dashi, un type de bouillon à base d’algues et de flocons de bonite. Le dashi est utilisé dans la cuisine japonaise depuis des siècles et confère aux soupes, ragoûts et autres plats, une saveur unique, typiquement japonaise. Il existe également de nombreuses autres méthodes de cuisson, dont le grillage, le rôtissage et la cuisson à la vapeur.   L’influence de la cuisine bouddhiste Les moines bouddhistes ont joué un rôle important dans le développement de la cuisine japonaise. En fait, l’un des premiers livres de cuisine documentés au Japon a été écrit par un moine bouddhiste nommé Eisai en 1195. Depuis lors, les principes bouddhistes ont continué à influencer la façon dont les aliments sont préparés et consommés au Japon. Par exemple, la viande était traditionnellement évitée par les bouddhistes (et donc par de nombreux Japonais), bien que cette restriction alimentaire se soit quelque peu assouplie ces dernières années. L’importance de l’équilibre L’équilibre est un principe important de la cuisine japonaise. Il s’agit non seulement de l’équilibre entre les différentes saveurs, mais aussi de l’équilibre général entre les différents groupes d’aliments. Par exemple, un repas japonais typique peut comprendre du riz ou des nouilles (glucides), du poisson ou de la viande (protéines), des légumes (fibres), une soupe (liquide) et des légumes marinés (umami). En incluant les cinq principaux groupes alimentaires, les repas sont riches en nutriments et offrent une variété de saveurs qui se complètent et s’équilibrent parfaitement.   La variété et la modernité Bien que la cuisine japonaise soit caractérisée par des concepts anciens tels que l’utilisation de produits frais, sa présentation artistique et ses méthodes de cuisson traditionnelles, elle est également en constante évolution. De nouvelles recettes et plats tendance sont constamment développés, créant un mélange unique de tradition et de modernité. Les chefs japonais explorent les différentes cultures et techniques culinaires pour créer des plats inédits qui ravissent les palais. La cuisine japonaise est ainsi à la fois riche en variété et intemporelle, ce qui en fait l’une des cuisines les plus appréciées et respectées au monde.     Conclusion  La cuisine japonaise est connue pour sa simplicité, ses ingrédients frais et sa belle présentation. Cependant, les traditions culinaires japonaises sont bien plus que ce que l’on croit et ne se résume pas à manger avec des baguettes. De l’utilisation d’ingrédients de saison à l’influence du bouddhisme sur les méthodes de préparation des aliments, il existe de nombreux aspects uniques qui rendent la cuisine japonaise si spéciale. La prochaine fois que vous vous assiérez pour déguster un délicieux bol de ramen ou des sushis, prenez le temps d’apprécier tout ce qui entre dans la composition de ces plats simples, mais exquis.
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27/12/2022

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